
Au Canada, l’accès à l’assurance maladie publique dépend principalement de la province ou du territoire de résidence. Même si la Loi canadienne sur la santé établit des principes communs, chaque administration organise son propre régime, détermine les conditions d’admissibilité et fixe les démarches nécessaires pour obtenir une carte d’assurance maladie.
Cette organisation décentralisée a des conséquences concrètes. Une personne qui s’installe en Ontario ne suit pas nécessairement la même procédure qu’une personne arrivant au Québec. Les justificatifs, les modalités d’inscription et les délais d’activation de la couverture peuvent différer. Les protections concernant les médicaments, les soins dentaires ou certains services complémentaires ne sont pas non plus identiques partout.
Pour un nouvel arrivant ou un résident qui change de province, comprendre ces distinctions permet de contacter le bon organisme, de déposer sa demande au moment approprié et de prévoir la continuité de ses soins. L’essentiel consiste à distinguer les garanties nationales des règles administratives propres à son lieu de résidence.
Comprendre les démarches provinciales de santé en bref
- Le Canada établit des principes nationaux, mais chaque province ou territoire administre son régime public d’assurance maladie.
- Les conditions d’admissibilité, les documents, les modalités d’inscription et certaines prestations varient selon le lieu de résidence.
- Lors d’un déménagement interprovincial, le maintien habituel des services assurés par l’ancien régime doit être distingué de la prise en charge des médicaments et autres soins complémentaires.
- La première démarche consiste à vérifier les règles officielles de la province d’accueil et la date effective de couverture.
- Pourquoi les démarches d’accès aux soins diffèrent-elles selon votre province ?
- Comment identifier l’organisme de santé à contacter après votre installation ?
- Deux provinces peuvent-elles offrir des démarches de santé très différentes ?
- Les précautions à prendre pour éviter un vide administratif après un déménagement interprovincial
- Quand lancer vos démarches de santé lors d’un changement de province ?
- Pourquoi les conditions d’obtention d’une carte d’assurance maladie varient-elles selon la province ?
- Comment obtenir votre carte d’assurance maladie après une installation au Canada ?
- Comment choisir entre clinique, médecin de famille et autres services pour un problème non urgent ?
Pourquoi les démarches d’accès aux soins diffèrent-elles selon votre province ?
Les démarches d’accès aux soins diffèrent parce que les provinces et territoires canadiens administrent chacun leur régime public d’assurance maladie. La législation fédérale impose des principes communs, mais les administrations locales définissent leurs critères d’admissibilité, leurs procédures d’inscription et certaines prestations complémentaires. Une même situation personnelle peut donc nécessiter des formalités différentes selon le lieu de résidence.
La Loi canadienne sur la santé encadre les régimes provinciaux et territoriaux à travers cinq critères : gestion publique, intégralité, universalité, transférabilité et accessibilité. Ces critères visent notamment la couverture des services hospitaliers et médicaux assurés, dans les conditions prévues par la législation.
Le rapport annuel de Santé Canada sur la Loi canadienne sur la santé, portant sur l’exercice 2024-2025, décrit les exigences fédérales et les particularités des régimes provinciaux. Le respect de ces exigences conditionne notamment le versement intégral du Transfert canadien en matière de santé.
5 critères nationaux
Gestion publique, intégralité, universalité, transférabilité et accessibilité constituent les critères prévus par la Loi canadienne sur la santé. Ils ne rendent pas uniformes toutes les démarches administratives provinciales.
Santé Canada, rapport annuel 2024-2025 sur la Loi canadienne sur la santé.
Le socle commun concerne principalement les services médicalement nécessaires assurés à l’hôpital et par les médecins. En revanche, l’inscription, les conditions de résidence et certaines prestations complémentaires relèvent de règles propres à chaque administration.
Cette distinction devient importante pour les médicaments sur ordonnance, les soins dentaires, l’optométrie ou la physiothérapie. Leur couverture peut dépendre de programmes spécifiques, de l’âge, du statut personnel ou d’une assurance complémentaire.
La variation administrative apparaît également au moment de présenter des justificatifs. Une province peut demander une démarche en personne, tandis qu’une autre propose des modalités différentes. La date à laquelle l’assurance devient effective ne correspond pas nécessairement à la date de réception de la carte.
Les critères fédéraux constituent donc une protection commune, sans dispenser de consulter les consignes locales. La prochaine étape consiste à déterminer quelle administration est responsable de votre dossier.
Comment identifier l’organisme de santé à contacter après votre installation ?
Pour identifier le bon interlocuteur, recherchez l’organisme officiel chargé de l’assurance maladie publique dans votre province ou territoire de résidence. Vérifiez que sa page concerne bien l’inscription et la délivrance de la carte santé, et non un programme de médicaments ou un service de santé publique. Les administrations compétentes et leurs procédures ne sont pas identiques partout.
Au Québec, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) gère le régime public d’assurance maladie. En Ontario, les demandes d’inscription au Régime d’assurance-santé de l’Ontario (OHIP) passent par ServiceOntario. L’Île-du-Prince-Édouard dispose notamment de Health PEI pour des services de santé provinciaux.
Une méthode pratique consiste à rechercher les mots « carte assurance santé », suivis du nom de la province et de « site officiel ». Vérifiez ensuite le domaine, l’identité de l’organisme et la nature exacte du service proposé. Une adresse se terminant par .ca ne suffit pas, à elle seule, à garantir qu’un site est gouvernemental. Les domaines officiels varient selon les administrations.
Il faut également distinguer les responsabilités des organismes :
- Assurance maladie publique : admissibilité, inscription, carte santé et couverture des services assurés.
- Assurance médicaments : programmes spécifiques et conditions de prise en charge des prescriptions.
- Santé publique : vaccination, prévention et certains dossiers sanitaires.
- Accès aux professionnels : registres, guichets ou dispositifs de recherche d’un médecin de famille.
Ces fonctions peuvent relever d’administrations ou de services distincts. Un dossier d’assurance maladie validé ne signifie donc pas qu’une inscription à un médecin de famille est automatiquement effectuée.
Avant de commencer, préparez les catégories de documents généralement demandées : preuve de citoyenneté ou de statut d’immigration admissible, justificatif de résidence provinciale et document d’identité. La liste exacte et les combinaisons acceptées doivent être confirmées par l’organisme compétent.
Les formalités officielles d’inscription au régime public ne nécessitent normalement pas le recours à un intermédiaire payant. Méfiez-vous des plateformes privées qui facturent une assistance non indispensable ou demandent des données personnelles sans justification claire.
Après avoir identifié le bon service, comparez ses règles avec celles de votre ancienne province ou de votre situation antérieure. Certaines différences ont un effet direct sur les délais et la continuité des soins.
Deux provinces peuvent-elles offrir des démarches de santé très différentes ?
Oui. Deux provinces canadiennes peuvent appliquer des procédures d’inscription, des conditions de résidence et des délais d’activation différents, tout en respectant les principes nationaux de l’assurance maladie. L’Ontario et le Québec illustrent cette diversité : leurs organismes, leurs formalités et les règles applicables aux nouveaux résidents ne sont pas entièrement comparables.
En Ontario, une personne admissible peut demander sa couverture dès son arrivée, sans délai de carence. Elle doit toutefois effectuer une inscription en personne auprès de ServiceOntario et présenter un formulaire ainsi que trois documents distincts justifiant son statut admissible, sa résidence ontarienne et son identité.
Les conditions générales de présence en Ontario comprennent notamment 153 jours sur une période de 12 mois et 153 jours durant les 183 premiers jours suivant l’établissement, sous réserve des exceptions prévues. Ces durées correspondent à des obligations de présence, et non à une période d’attente systématique avant l’accès aux soins.
Au Québec, une personne provenant d’une autre province ou d’un territoire canadien peut être soumise à une période de carence pouvant atteindre trois mois après son inscription. Durant cette période, elle conserve normalement la couverture des services assurés par son régime d’origine, selon les règles de coordination interprovinciale.
Le tableau suivant présente les différences documentées par les administrations provinciales. Il concerne les règles générales et ne remplace pas l’examen des exceptions liées à chaque statut.
| Critère | Ontario | Québec |
|---|---|---|
| Organisme | ServiceOntario pour l’inscription à OHIP | Régie de l’assurance maladie du Québec |
| Délai de carence | Aucun pour les personnes admissibles | Jusqu’à trois mois dans certaines situations |
| Inscription | En personne avec formulaire et justificatifs | Selon la procédure indiquée par la RAMQ et le profil du demandeur |
| Conditions de résidence | Présence minimale et résidence principale, sous réserve d’exceptions | Admissibilité déterminée selon la résidence, la provenance et le statut |
| Déménagement interprovincial | Demande possible dès l’arrivée pour une personne admissible | Maintien normalement prévu de l’ancien régime pendant l’attente applicable |
Pour vérifier les conditions exactes selon votre situation, consultez les conditions d’admissibilité à l’assurance maladie publiées par la RAMQ. Le maintien de couverture décrit concerne les services assurés, et non nécessairement l’ensemble des prestations complémentaires.
Les écarts peuvent aussi concerner les programmes de médicaments, certaines prestations dentaires, les soins de la vue et les services paramédicaux. Il faut donc comparer les garanties effectivement accessibles, plutôt que supposer qu’une carte santé offre une protection identique dans toutes les provinces.
Avant de déménager, la question essentielle n’est pas seulement de savoir quand la nouvelle carte sera délivrée, mais aussi quel régime prendra en charge les soins pendant la transition.
Les précautions à prendre pour éviter un vide administratif après un déménagement interprovincial
Pour éviter un vide administratif lors d’un déménagement entre provinces, il faut vérifier la date de fin de prise en charge par l’ancien régime, les conditions d’activation du nouveau et les soins couverts pendant la transition. Une période d’attente provinciale ne signifie pas automatiquement une absence totale d’assurance pour les services médicalement nécessaires.
La transférabilité prévue par la Loi canadienne sur la santé organise normalement le maintien de la couverture des services assurés par la province ou le territoire d’origine pendant la période d’attente du régime de destination, jusqu’à trois mois.
Ce principe doit néanmoins être appliqué avec prudence. La continuité du droit à certains soins n’implique pas nécessairement une facturation automatique entre les administrations. Selon la prestation et les mécanismes de remboursement, des formalités peuvent rester nécessaires.
Une personne qui prévoit de déménager doit donc demander à son organisme d’origine quelles prestations demeureront couvertes, pendant combien de temps et comment les présenter aux professionnels de santé de la province d’accueil.
Les dépenses de médicaments sur ordonnance, de soins paramédicaux ou de traitements complémentaires méritent une attention particulière. Leur couverture peut relever de règles différentes de celles applicables aux consultations médicales et aux services hospitaliers assurés.
L’Agence de la consommation en matière financière du Canada rappelle, dans ses informations sur l’assurance santé et les protections complémentaires, que certaines dépenses peuvent être couvertes par une assurance collective liée à l’emploi ou par une assurance personnelle, selon les garanties souscrites.
Une protection privée temporaire peut être étudiée lorsqu’un besoin n’est pas couvert par les régimes publics. Il faut toutefois vérifier les exclusions, les dates de prise d’effet et les conditions contractuelles : une assurance complémentaire ne garantit pas automatiquement le remboursement de soins reçus pendant une période de carence.
Pour les personnes suivant un traitement régulier, la transition doit être préparée avec les professionnels concernés. Faire le point sur les ordonnances, obtenir les documents médicaux utiles et prévoir les prochains rendez-vous permet de limiter les difficultés d’organisation.
Une vigilance supplémentaire s’impose aux étudiants internationaux, aux travailleurs temporaires et aux nouveaux arrivants dont l’admissibilité dépend du statut d’immigration. Les règles de coordination entre régimes ne doivent pas être présumées identiques pour toutes ces situations.
L’objectif est de disposer d’une réponse précise sur la couverture des services essentiels, les prestations complémentaires et les éventuelles démarches de remboursement. Cette préparation doit commencer avant la date effective du changement de résidence.
Quand lancer vos démarches de santé lors d’un changement de province ?
Les démarches de santé doivent commencer avant le déménagement par la vérification des conditions d’admissibilité et des documents exigés dans la province d’accueil. La demande officielle doit ensuite être déposée dès que les conditions applicables sont remplies. Anticiper ces étapes aide à éviter un dossier incomplet ou une incertitude sur la date de couverture.
Le bon calendrier dépend de la situation personnelle, de la province de destination et de la procédure administrative. Un citoyen canadien qui change de province ne suit pas nécessairement les mêmes règles qu’un nouvel arrivant titulaire d’un permis temporaire.
Avant le départ, identifiez les organismes concernés et demandez comment s’articulent l’ancien et le nouveau régime. Vérifiez également si une preuve de résidence dans la nouvelle province doit être obtenue avant le dépôt du dossier.
Les pièces utiles peuvent provenir d’autres démarches d’installation : bail, factures admissibles, documents d’emploi ou justificatifs administratifs. Leur acceptation dépend toutefois de la liste officielle établie par l’organisme provincial.
La chronologie ci-dessous constitue une méthode d’organisation, et non un délai réglementaire commun à toutes les provinces.
| Moment | Action prioritaire | Résultat à obtenir |
|---|---|---|
| Avant le déménagement | Consulter les règles de la province d’accueil | Conditions d’admissibilité identifiées |
| Dans les semaines précédentes | Préparer les pièces et vérifier l’ancien régime | Dossier documentaire et modalités de transition |
| Dès que les conditions sont réunies | Déposer la demande officielle | Confirmation ou preuve de dépôt |
| Pendant le traitement | Confirmer la date effective de couverture | Modalités de prise en charge connues |
| Après l’installation | Organiser l’accès aux soins de première ligne | Solutions de consultation identifiées |
La date de début de couverture doit être confirmée auprès de l’administration compétente. Elle dépend des règles provinciales et ne peut pas être déduite uniquement de la date de demande ou de réception de la carte.
Checklist de préparation du changement de province en 5 actions
- Identifier l’administration compétente : enregistrer dans votre dossier le nom de l’organisme, son site officiel et la page consacrée à l’inscription.
- Vérifier l’admissibilité : consigner les critères applicables à votre statut et les éventuelles conditions de résidence.
- Constituer les justificatifs : préparer un dossier contenant les pièces exigées, avec une liste permettant de contrôler qu’aucun document ne manque.
- Confirmer la couverture transitoire : conserver une réponse de l’ancien régime précisant les dates et les services couverts après le départ.
- Déposer et suivre la demande : conserver la confirmation de dépôt et noter la date effective de couverture communiquée par la nouvelle administration.
Cette organisation permet aussi de coordonner les démarches de santé avec les obligations d’installation, sans supposer qu’un même justificatif sera accepté partout. Elle évite surtout de confondre l’admissibilité théorique, le dépôt du dossier et le commencement effectif de la couverture.
Une fois ce calendrier établi, il reste à comprendre comment les provinces déterminent concrètement qui peut obtenir une carte d’assurance maladie.
Pourquoi les conditions d’obtention d’une carte d’assurance maladie varient-elles selon la province ?
Les conditions d’obtention d’une carte d’assurance maladie varient parce que chaque province ou territoire fixe ses propres critères d’admissibilité au régime public. La résidence habituelle, la durée de présence et le statut d’immigration peuvent intervenir dans l’évaluation. Être autorisé à vivre au Canada ne garantit donc pas automatiquement les mêmes droits provinciaux à l’assurance maladie.
Les administrations examinent notamment le lien réel entre le demandeur et le territoire : lieu de résidence principal, intention de s’y établir et respect des conditions de présence prévues. Les critères applicables dépendent du régime concerné.
Le statut personnel constitue une seconde dimension importante. Un citoyen canadien, un résident permanent, un titulaire de permis de travail ou un étudiant international peuvent relever de catégories d’admissibilité différentes.
Les demandeurs d’asile et certaines personnes disposant d’un statut temporaire nécessitent une vérification spécifique. Leurs droits ne doivent pas être déduits des règles générales destinées aux citoyens ou résidents permanents. Selon les situations, d’autres dispositifs de protection peuvent également devoir être examinés auprès des autorités compétentes.
La distinction entre admissibilité administrative et couverture effective est essentielle. Une personne peut répondre aux conditions du régime tout en devant accomplir une inscription ou respecter les modalités particulières qui déterminent le début de ses droits.
L’Ontario illustre cette nuance : l’absence de délai de carence pour une personne admissible ne signifie pas l’absence de critères de résidence ou de documents à fournir. Les conditions générales de présence, notamment celles exprimées en nombre de jours, doivent être comprises comme des obligations distinctes de l’activation immédiate de la couverture.
Les exigences matérielles peuvent également varier : type de preuve de résidence, photographie, modalités de renouvellement, remplacement de carte ou déclaration d’un changement d’adresse.
Avant de préparer le dossier, il faut donc contrôler trois éléments : la catégorie d’admissibilité, la liste exacte des documents et la date prévue de début de couverture. Une confirmation officielle reste particulièrement importante lorsque le statut d’immigration ou la durée de résidence soulève une question.
Ces vérifications constituent la base du dossier. La demande peut ensuite être réalisée selon un parcours administratif relativement simple, à condition de respecter les modalités de la province d’accueil.
Comment obtenir votre carte d’assurance maladie après une installation au Canada ?
Pour obtenir votre carte d’assurance maladie au Canada, vous devez vous adresser au régime public de votre province ou territoire de résidence, vérifier votre admissibilité, réunir les documents requis et déposer une demande selon la procédure officielle. Une fois le dossier traité, confirmez la date de début de couverture, qui ne correspond pas nécessairement à la réception matérielle de la carte.
Le parcours d’inscription comprend généralement les étapes suivantes :
- Identifier le régime provincial : consulter le site gouvernemental et repérer le service chargé de l’assurance maladie.
- Vérifier votre catégorie d’admissibilité : examiner les conditions correspondant à votre résidence et à votre statut personnel.
- Préparer les pièces justificatives : réunir les documents d’identité, de statut et de résidence précisément exigés.
- Soumettre la demande : utiliser le canal officiel disponible, en personne, par courrier ou par voie électronique selon les règles locales.
- Confirmer les droits : conserver la preuve de dépôt, vérifier la date effective de couverture et suivre l’émission de la carte.
La constitution du dossier mérite une attention particulière. Les justificatifs de résidence acceptés peuvent inclure certaines catégories de bail, de factures ou de documents administratifs, mais toutes les combinaisons ne sont pas nécessairement valables. Il faut se référer aux exigences publiées par l’organisme responsable.
En Ontario, la page officielle de l’Ontario sur l’inscription à l’Assurance-santé précise la démarche à suivre auprès de ServiceOntario, notamment le formulaire d’inscription et les trois documents distincts à présenter.
Une fois délivrée, la carte constitue un document important pour démontrer la couverture lors des consultations et des soins assurés. Elle doit être conservée en sécurité et présentée lorsque le professionnel ou l’établissement le demande.
Il est également nécessaire de connaître les formalités de mise à jour en cas de changement d’adresse ou de nom, ainsi que la procédure de remplacement en cas de perte. Les règles varient selon le régime.
Pour un nouvel immigrant, une vérification anticipée est particulièrement utile : le début de la protection peut dépendre de la province, de la catégorie d’admissibilité et des éventuelles conditions d’attente. Une assurance complémentaire peut être étudiée pour certains besoins, sans présumer qu’elle couvre l’ensemble des frais.
L’inscription ne résout toutefois pas à elle seule toutes les questions d’accès aux soins. Il faut aussi identifier les professionnels et services à consulter lorsque le besoin médical ne constitue pas une urgence.
À retenir avant de choisir un service de santé
- Une carte santé confirme une couverture selon les règles provinciales, mais ne garantit pas un accès immédiat à un médecin de famille.
- Le service adapté dépend du degré d’urgence, de la continuité du suivi nécessaire et des ressources disponibles localement.
- Les pharmaciens, infirmières praticiennes et services d’orientation peuvent compléter l’accès aux médecins, dans les limites de leurs compétences provinciales.
Comment choisir entre clinique, médecin de famille et autres services pour un problème non urgent ?
Pour un problème de santé non urgent au Canada, le médecin de famille ou une équipe de soins primaires constitue généralement le meilleur point de départ pour un suivi régulier. Une clinique sans rendez-vous peut répondre à un besoin ponctuel, tandis que les services téléphoniques provinciaux orientent les patients. Le choix dépend de la situation médicale et des ressources locales disponibles.
Le médecin de famille assure habituellement une continuité de suivi : prévention, maladies chroniques, renouvellement de certains traitements et coordination avec les spécialistes. Les infirmières praticiennes peuvent également exercer un rôle important dans les soins primaires selon les règles provinciales.
L’accès à un professionnel attitré peut néanmoins être difficile dans certaines régions. Il est alors utile de connaître les dispositifs provinciaux permettant de rechercher un médecin de famille, une équipe de soins ou une clinique adaptée.
Les cliniques sans rendez-vous répondent davantage à des problèmes ponctuels nécessitant une consultation sans suivi spécialisé immédiat. Leur fonctionnement, leurs disponibilités et leurs critères d’accès peuvent varier.
Le tableau suivant permet d’orienter le choix d’un service en fonction du besoin. Il s’agit d’un guide général, et non d’un outil de diagnostic médical.
| Situation | Service à envisager | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Suivi régulier ou maladie chronique | Médecin de famille ou équipe de soins primaires | Vérifier les modalités d’inscription et de suivi |
| Problème ponctuel non urgent | Clinique sans rendez-vous | Confirmer la disponibilité et les conditions d’accueil |
| Besoin d’un conseil sur le service adapté | Ligne provinciale d’information santé | Suivre les indications données selon les symptômes |
| Question sur un médicament | Pharmacien | Vérifier les actes autorisés dans la province |
| Soins préventifs ou services communautaires | Service de santé publique ou centre communautaire | Vérifier les prestations offertes localement |
| Situation grave ou urgence médicale | Services d’urgence | Ne pas retarder une prise en charge urgente |
Les pharmaciens peuvent notamment fournir des conseils et, selon la législation provinciale et la situation, effectuer certains renouvellements ou prescrire pour des problèmes précis. Les services de télémédecine et les centres communautaires peuvent également compléter l’offre disponible.
Pour un problème non urgent, une consultation dans le service approprié peut éviter un passage inutile aux urgences. En revanche, une situation grave, une détérioration rapide ou des symptômes préoccupants nécessitent une évaluation urgente. En cas d’urgence médicale immédiate au Canada, composez le 911.
La continuité des informations médicales reste importante, particulièrement lorsqu’une personne consulte plusieurs établissements. Conserver la liste de ses médicaments, les comptes rendus pertinents et les coordonnées des professionnels facilite la transmission des renseignements utiles.
Il faut enfin distinguer l’accès physique à un service et sa prise en charge financière. Certaines prestations sont assurées par le régime public, tandis que d’autres dépendent de conditions particulières ou de garanties complémentaires.
Après votre installation, vérifiez votre couverture effective, repérez une solution de soins primaires et conservez les informations nécessaires à votre suivi. Ces démarches permettent d’utiliser le système provincial avec davantage de prévisibilité, sans supposer que son fonctionnement est identique partout au Canada.
Peut-on consulter un médecin sans avoir encore reçu sa carte santé ?
La réception de la carte et le début de la couverture sont deux éléments distincts. Une personne dont les droits sont déjà actifs peut demander à l’organisme provincial comment démontrer sa couverture avant la réception de la carte. En l’absence de droits confirmés, des frais peuvent être applicables selon les services et la situation.
Faut-il annuler soi-même son ancienne assurance maladie après un déménagement ?
Il faut signaler le changement de résidence à l’organisme d’origine et suivre ses instructions. Lors d’un déménagement interprovincial, l’ancien régime maintient normalement la couverture des services assurés pendant la période d’attente applicable au nouveau régime, jusqu’à trois mois. Une résiliation prématurée sans vérification pourrait compliquer la transition administrative.
Une assurance collective d’employeur remplace-t-elle la carte santé provinciale ?
Une assurance collective peut couvrir certains médicaments, soins dentaires, soins de la vue ou services non intégralement pris en charge par le régime public. Elle ne doit pas être considérée automatiquement comme un substitut à l’inscription provinciale. Les garanties et conditions du contrat doivent être vérifiées auprès de l’assureur.
Un étudiant international est-il automatiquement admissible à l’assurance maladie publique ?
Non. L’admissibilité dépend de la province ou du territoire, du statut d’immigration et des conditions applicables au séjour. Certains étudiants peuvent avoir besoin d’une autre protection. Il convient de consulter les règles du régime provincial et les renseignements communiqués par l’établissement d’enseignement avant l’installation.
La carte santé permet-elle d’obtenir gratuitement tous les médicaments au Canada ?
Non. Les médicaments sur ordonnance ne sont pas tous automatiquement pris en charge par la carte d’assurance maladie. Leur couverture dépend notamment des programmes provinciaux, du profil du bénéficiaire et des éventuelles assurances complémentaires. Avant un déménagement, il est particulièrement important de vérifier la continuité du remboursement d’un traitement régulier.